ActionAid France Peuples Solidaires agit pour les droits et contre la pauvreté dans le monde.

A Quimper, la résistance a sa place

Mercredi, February 22, 2017 - 09:29

Par Catherine Louarn, Peuples Solidaires Quimper

Après le vote par le Parlement Européen de l'Accord économique et commercial global (AEGC) entre le Canada et l'Union Européenne ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), le collectif anti TAFTA-CETA cornouaille dont fait partie le groupe Peuples Solidaires de Quimper appelait à un rassemblement le 17 février, place de la Résistance.

Symboliquement, les militant·e·s des associations, syndicats ou partis politiques adhérents au collectif ont rebaptisé cette place : « Place de la résistance au CETA et aux traités de libre échange que nous imposent les multinationales ».

L'agro-écologie paysanne va de pair avec la souveraineté alimentaire en Europe comme dans les pays du Sud.

Lors des différentes prises de paroles, la représentante de Peuples Solidaires a élargi son intervention à tous les traités de libre échange et en particulier aux Accords de Partenariat Economique (APE) entre l'Union Européenne et l'Afrique de l'ouest : « l'agro-écologie paysanne va de pair avec la souveraineté alimentaire en Europe comme dans les pays du sud. Le libre échange tue la souveraineté alimentaire.»

Au nord comme au sud, des pans entiers des économies agricoles sont ravagés par les stratégies de production à bas coût des produits parfois subventionnés. Les fortes variations de prix induites par les logiques de surproduction et de spéculation sur certains produits agricoles nuisent aux conditions de vie des paysans et des citoyens. Les politiques commerciales doivent être respectueuses des cultures paysannes et alimentaires et des droits des paysan·e·s en France et dans le monde. Les mécanismes de régulation des échanges doivent être adaptés à ces enjeux. Le CETA mais aussi les APE entre la France et les 16 pays de l'Afrique de l'ouest vont à l'encontre de ces enjeux.

La France et l'Union Européenne doivent mettre fin aux négociations de libre échange, privilégier le marché européen et relocaliser la production des protéines végétales. Signer le CETA, c'est prendre la direction opposée à l'agro écologie paysanne, imposer les APE, c'est mettre les paysan·ne·s africain·e·s en grande difficulté face à notre agro industrie subventionnée par la Politique Agricole Commune et prendre le risque de déstabiliser les pays.

Le collectif stop TAFTA-CETA poursuivra la mobilisation par des actions de rue, l'interpellation des politiques et en particulier les candidat·e·s aux prochaines élections.